Connaissance de soi, changement et développement personnel
Et question : Faut-il changer ? Et bien non! Si tu es bien et ne souffre pas, ne change pas.
Pour les autres :
Comment passer de « être mal » à « être bien » et de « être bien » à « très très bien » et à s’affirmer, se révéler ?
Tout d’abord, il faut s’enlever de l’esprit cette fausse bonne idée que le changement c’est effacer tous ses problèmes. Des difficultés, il y en a toujours dans la vie, nous ne pouvons pas tout maîtriser et surtout pas les autres, mais lorsque l’on se sent bien et que l’on est apaisé, on a la capacité de prendre du recul et de surfer plus facilement sur elles.
La bonne nouvelle c’est que chaque individu a tout en lui pour pouvoir accéder à une meilleure version de lui-même, on parle de « plasticité cérébrale » pour décrire cette capacité du cerveau à se façonner au gré de l’histoire vécue.
Alors pourquoi c’est si compliqué parfois ?
Il y a plusieurs raisons à cela :
  • Nous ne regardons pas au bon endroit. Nous avons tendance naturellement à analyser les autres plutôt que de nous analyser nous-mêmes (nos émotions, nos réactions, nos besoins)
  • Le déni est un processus de défense naturel mais inconscient. Il constitue une protection nécessaire devant la réalité si angoissante parfois et nous empêche d’affronter la réalité.
  • Nous sommes programmés par notre histoire. Notre vécu, nos expériences viennent alimenter nos croyances, nos pensées comme des vérités immuables.
  • Nos pensées automatiques entretiennent dans certains cas une vision biaisée du monde et de nous-mêmes. On parle alors de distorsions cognitives. La plus courante est la sur-généralisation (généraliser à partir d’une expérience spécifique)
  • L’entourage peut être toxique sans forcément le faire exprès. Beaucoup de maladresses de communication sont à l’origine de ça. On juge, dévalorise et pointe régulièrement les difficultés, les faiblesses au lieu d’encourager et cela maintient dans la spirale de l’échec.
  • Ne pas arriver à pardonner. Pardonner ce n’est pas excuser ni oublier. C’est un cheminement personnel. La capacité à faire le deuil tourner des pages, se libérer. Une piste pour aider : dissocier comportement et individu. Chacun réagit avec ses propres outils, ses propres peurs et ses propres batailles. Nous reviendrons sur cette étape importante.
  • Être impatient et être exigent avec soi-même. Il faut du temps pour s’auto-analyser surtout lorsque l’on n’est pas habitué à cette démarche.

Il n’y a pas d’erreurs dans la vie, il n’y a que des leçons. Il n’existe pas d’expériences négatives, il n’y a que des occasions de mûrir, d’apprendre et d’avancer le long de la voie de la maîtrise de soi.

Robin Sharma